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[LIVE REPORT] Main Square Festival 2018

Cette année, votre radio était présente à la Citadelle d’Arras pour vivre et vous faire vivre l’événement musical majeur de l’été dans notre région : Le Main Square Festival !

Durant trois jours, ce sont près de 120 000 festivaliers venus de toute la France et d’Europe qui ont vibré au rythme des artistes venus de toute la France et d’Europe qui viennent vibrer au rythme des têtes d’affiche de la scène musicale internationale : Depeche Mode, Gojira, Queens of The Stone Age, Wolf Alice, Paul Kalkbrenner…

Ce festival, est aussi l’occasion de faire des découvertes, avec chaque jour, un groupe de la région qui ouvre les concerts.

Retrouvez nos comptes-rendus d’ambiance, et des interviews, dans cet article, et à l’antenne dans Maintenant j’y vais le mercredi 11 juillet.

1er jour : Vendredi 6 juillet sous le signe de l’éclectisme

Le vendredi est toujours un jour particulier au Main Square : C’est le jour d’ouverture, celui qui donne le ton. C’est aussi celui du dernier jour ouvré de la semaine, ce qui joue toujours, fatalement, sur la fréquentation des concerts, notamment des tout premiers. Ce sont tout dde même plus de 30000 festivaliers qui ont dansé et chanté aux sons de leurs artistes préférés, sous le soleil arrageos; d’ailleurs, certains ont bravé la chaleur pour se déguiser… Et, en ce 6 juillet 2018, les maillots de foot de couleur bleue (pour notre Equipe de France) et rouge (pour nos amis de l’équipe belge) dominaient dans les allées du festival.

Malgré l’absence de diffusion du match dans l’enceinte du festival, les spectateurs étaient tout de même au rendez-vous pour apprécier le premier concert, en compagnie du duo Arrageois de Baasta ! Un concentré d’énergie punk-rock-électro, aux textes parfois décalés et teintés d’humour, mais avec un vrai message derrière : celui d’oser se lever contre un système pas toujours à son avantage. Le groupe, formé après la dernière élection présidentielle française, se veut engageant mais pas donneur de leçons, comme ils nous l’ont expliqué en interview.

Ecoutez l’interview de Baasta :

Le groupe défend les femmes « La femme est l’avenir de l’homme et ce n’est pas négociable », s’en prend « aux couillons » et se demande ce qu’il reste du message de NTM « Qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ? » Voilà qui donne le ton, pour ce groupe qui vient de sortir son 1er EP et qui a su donner une belle énergie aux spectateurs de la GreenRoom.

Beaucoup de Rock au menu de cette première journée (Pvris, Gojira, Queens of The Stone Age…) mais aussi quelques groupes et artistes issus d’autres styles musicaux étaient au rendez-vous.

On peut ne pas être client de la musique du rappeur belge Roméo Elvis (qui lui aussi a joué en plein match de foot), mais force est de constater que l’artiste était très attendu par son public, et a su insuffler à la Green Room une ambiance de dingue. De mémoire de spectateur, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu une ambiance digne des plus grands concerts de rock dans un concert de Rap… un public conquis, qui reprenait durant le concert (mais aussi bien après) les paroles de Jaloux ou de Bébé aime la drogue, deux titres phares de l’artiste.

Les amateurs de reggae n’étaient pas en reste, avec Damian Marley, fils de Bob, qui a fait danser le public sur ses morceaux… et aussi ceux de son père.

Autre groupe très attendu, les métalleux français de Pleymo, revenus sur scène après dix ans de silence. Les garçons, mûs par une volonté de se retrouver sur scène, ont été authentiques et généreux. Ce qui a marché il y a dix ans fonctionne toujours aujourd’hui et on sent le groupe prêt à « bouffer la scène » et à tout donner pour son public.

Nous avions reçu plus tôt dans la journée le groupe en interview, qui nous a livré son sentiment sur le retour sur scène et la rencontre avec le public.

Retrouvez l’interview intégrale de Pleymo :

 

Les fans de métal étaient d’ailleurs aux anges (ou dépités de devoir choisir!) puisque quasiment en même temps que Pleymo se produisait LE groupe phare de la scène métal française, connu internationalement et multi-récompensé : Gojira. Une vraie claque métal et un véritable show, avec effets lumineux, confettis, effets de fumée… Le spectacle était sur scène mais aussi dans le public, avec son lot de pogos et autres joyeusetés. Le tout pour une heure d’un set nerveux, énergique, et plaisant.

Un autre concert où le spectacle était aussi transformé en show, c’est celui des américains de Queens of The Stone Age. La bande de Josh Homme a livré une véritable performance, mise en valeur par l’exceptionnel jeu de lumières, composé notamment de néons flexibles entourant chacun des musiciens. Un véritable mur de lumières sur lequel les artistes pouvaient aussi gentiment passer leurs nerfs. On a senti une véritable communion entre ce groupe et son public.

Devoir choisir, en festival, quels artistes aller voir, est toujours un dilemme. Finir le concert de Queens of The Stone Age ou non ? Nous avons choisi d’aller voir Jungle, sur la Green Room, et nous n’avons pas été déçus ! Un vrai coup de coeur pour ce groupe anglais qui nous a proposé sa musique modern soul. Quelque chose de très festif, dansant, et typiquement le genre de musique que l’on écoute sur la route de ses vacances, fenêtres ouvertes, avec un grand sourire sur le visage. Une vraie bouffée d’air frais après toute l’énergie laissée dans les concerts rock du milieu de soirée.  Les derniers fêtards, eux, ont dansé au son de Paul Kalkbrenner jusque tard dans la nuit.

2ème jour : Samedi 7 juillet : Tubes et Rock!

Cette deuxième journée était placée sous le signe du rock !

Pas celui qui tape à grands coups de riffs de guitares saturées et nerveuses, comme la veille. Non, on parle bien du rock classe, à l’anglaise, ce mélange entre le rock de dandys et le rock venu des pubs du fin fond de l’Angleterre, bref, celui qui sent la sueur et la bière et qui donne envie de bouger ! Et le tout, sous une chaleur torride, encore plus étouffante que pour la première journée de festival.

En ouverture, comme la veille, un groupe de notre région était programmé. Eux sont plutôt inspirés par la power pop américaine. Les Okay Monday, programmés sur la Green Room, nous ont livré une demi-heure intense, chaleureuse, et ont surtout attiré beaucoup de curieux qui, tendant l’oreille, ont entendu une musique qui leur a plu et leur a donné envie de danser ! C’est sans conteste la marque des groupes qui ont un avenir, que de pouvoir attirer, par la musique, des spectateurs en nombre tout près de la scène. Car, lorsque nous sommes arrivés sur le site de la Citadelle, nous avons pu constater que la Main Stage grouillait déjà de fans de Depeche Mode. Il était difficile de se tromper sur les attentes des festivaliers, nombreux à porter le t-shirt de leur groupe préféré.

En tout cas, on ne peut que vous recommander Okay Monday (le coup de coeur de Julien parmi les groupes lauréats du tremplin du Main Square), qui avec leurs chansons courtes et efficaces, ont ainsi pu livrer sur scène un grand nombre de chansons de leur album  I love You, Keep Driving , notamment la chanson du même nom, dans une version beaucoup plus rock sur scène, mais aussi, plus original, une reprise de Madonna, icône pop s’il en est.

Nous avons également eu Okay Monday en interview.

Retrouvez l’interview du groupe Okay Monday

Nous avons ensuite migré vers la scène principale, où le rock des Courteneers nous a conquis ! Il est parfois difficile d’expliquer un coup de coeur… The Courteneers ont en tout cas su nous happer dans leur univers, et nous rappeler, que parfois, la musique, c’est simple. Une guitare, une basse, une batterie, et beaucoup d’énergie peuvent suffire à happer un public. Déjà quatre albums pour ce groupe qui a été une découverte pour nous… Si vous aimez le rock indie et la scène mancunienne, tendez-y VRAIMENT une oreille.

A l’inverse, Wolf Alice, dont on attendait beaucoup, nous a moins plu… Les goûts et les couleurs ne s’expliquant toujours pas, on a eu tendance à penser qu’il y avait volonté de trop en faire sur scène… La musique est agréable, la chanteuse en fait sans doute un peu trop dans le chant, mais nous avons pu constater que Wolf Alice a plu a une grande partie du public ! Comme pour d’autres groupes, on n’a pas forcément aimé, mais le public, lui, a suivi. Et c’est bien là l’essentiel en festival : conquérir un public, se faire découvrir.

Sur la Green Room, l’électro très chic de Kid Francescoli faisait chavirer les festivaliers. Pour avoir vu à plusieurs reprises ce groupe, nous ne pouvons que vous conseiller de vous y intéresser!

Les BB Brunes eux, n’avaient sans doute plus rien à prouver, au vu de la clameur de la foule qui les a accueilli. Le groupe de rock français, toujours aussi attirant pour les jeunes filles, a ouvert sur le titre Midi Minuit (extrait de leur dernier album Puzzle), et  livré un concert basé sur leurs grands tubes : Dis-Moi, Le Gang, Coups et blessures, Lalalove You, sans oublier quelques titres du dernier album comme Eclair Eclair. Un concert maîtrisé de bout en bout et qui a incontestablement plu au public venu en nombre.

https://twitter.com/radioplus62/status/1015635162149871616

Au fur et à mesure de la soirée, nous avons vu les abords de la main stage se remplir… A un point qu’il est devenu TRÈS difficile de circuler pour tenter d’aller voir ce qui se faisait sur la Green Room… Il faut dire qu’aux abords de 20h00, les t-shirts de Depeche Mode ont été éclipsés par les maillots de l’équipe de foot de Manchester City, pour accueillir dignement l’ex-moitié d’Oasis : Liam Gallagher. Celui dont on sait qu’il vit pour le foot (il entre d’ailleurs sur scène au son d’un chant de supporters de Manchester City), a du sans doute grandement apprécier la victoire de l’Angleterre en quarts de finale de la Coupe du Monde (le match se déroulait juste avant le concert), ce qui lui a permis de véritablement se lâcher sur scène, et d’offrir un concert proposant un savant mélange de ses propres chansons (Wall of Glass, extrait du dernier album As You Were, notamment) et des tubes d’Oasis (l’incontournable Wonderwall, mais aussi Whatever, Supersonic ou encore Live Forever, en conclusion de ce concert).

https://twitter.com/radioplus62/status/1015669349229776896

 

Et ensuite… Que l’attente fut longue pour ceux venus voir Depeche Mode, qui a démarré avec une bonne vingtaine de minutes de retard… Mais que ce fut bon ! Il faut parfois se faire désirer pour la bonne cause… Au programme, un bon tour d’horizon de la discographie de ce groupe mythique ! Un véritable show : lumières et sons calibrés au millimètre, et surtout, un Dave Gahan, qui, à l’approche de ses soixante ans, saute, court et danse partout, en bref, donne de son corps, comme s’il avait 40 ans de moins ! Le groupe dans son ensemble n’a rien perdu de sa capacité à faire lever les foules…

Evidemment, les grands tubes du groupe ont fait se transformer la citadelle en un dancefloor géant : Just can’t get enough, Personal Jesus, Enjoy The Silence Une véritable claque qui a frappé la main stage !

Répercussions de ce retard : Feder a commencé lui aussi très en retard, mais cela a permis aux festivaliers passés voir le concert de The Blaze sur la GreenRoom, de traverser le chemin en sens inverse et aller voir le DJ français sur la Main Stage, qui a joué ses grands standards, notamment Goodbye.

Boris Brejcha , DJ Allemand, a achevé de finir d’épuiser les jambes des festivaliers à force de danser… Un peu de repos est bien mérité par tous les festivaliers avant d’attaquer le 3e jour !

3ème jour : Dimanche 8 juillet : Le rap en tête d’affiche, et quelques coups de coeur inattendus!

Le dernier jour du Main Square était lui aussi très attendu par les festivaliers fans de rap. Il faut dire qu’avec IAM et Orelsan en tête d’affiches, leurs envies allaient forcément être satisfaites!

Et dès l’ouverture, le rap a résonné dans la Citadelle, avec le concert de Double T, rappeur amiénois, qui conte l’histoire d’une personnalité schizophrène, entre Théo le « gentil » et T-High le « badass ». L’artiste s’est démené pour son show, composé à 90% de nouveaux titres (un deuxième disque va sortir) interagissant aussi souvent que possible avec le public. Accompagné de Lucci, fidèle au son et aux beats, Double T a également invité son ami Grand Bâtard pour un featuring en cours de show.

L’artiste a proposé un univers original, bien loin des clichés qui peuvent coller à la peau des rappeurs. Petit détail cliché justement, on a vu Théo plutôt « bien habillé » avec un look plus proche du rockeur (jean t-shirt) que du rappeur en survêtement. Avec ses textes bien écrits, son bon flow, Double T nous a fait plutôt bonne impression. Le rappeur défend d’ailleurs un univers qui sort des sentiers battus, il nous l’a expliqué en interview.

Découvrez Double T en interview…

Et écoutez son projet sur son site : www.double-t.org

 

Le staff du festival nous avait dit beaucoup de bien de Youngr, artiste d’Electro-Pop venu d’Angleterre. Ce musicien multi-talents est seul sur scène. Au jeu des boucles instrumentales, il est très fort, et pendant qu’une boucle tourne, il se rend face à sa batterie ou à ses claviers pour nous proposer une musique très dansante. Celui qui est le fils du leader de Kid Creole & The Coconuts (groupe phare des années 80, qui a chanté notamment In Praise of Older Women and Other Crimes) est aussi et surtout un véritable entertainer, n’hésitant pas à courir partout pour haranguer la foule, et ça marche!

Outre ses compositions originales, l’artiste nous a proposé quelques versions revisitées de grands tubes, comme One More Time des Daft Punk , dans un medley qui a transformé un temps le chanteur en DJ. Une vraie belle découverte!

 

 

Tandis que The Hunna jouait sur la Green Room, certains festivaliers attendaient Loïc Nottet. La programmation aurait pu avoir de quoi surprendre (surtout vu la suite du programme sur la main stage), mais nous ne pouvons que nous incliner devant la performance de l’artiste belge révélé par The Voice Belgique, qui a proposé quelque chose d’hors du temps, avec beaucoup de douceur. La présence des danseuses et danseurs a apporté un vrai plus au spectacle. Une belle initiative que nous saluons là ou d’autres artistes font le service minimum en proposant un concert d’une heure montre en main avec une mise en scène peu travaillée et une setlist faite uniquement de grands classiques. Et côté musique, nous avons été agréablement surpris aussi par le talent du jeune belge. Et au vu des nombreux retours sur nos réseaux  sociaux, nous n’avons pas été les seuls…

Autre belle découverte, le rock des Nothing But Thieves! La où Girls in Hawaï nous a moins enthousiasmé eu égard à nos attentes, les anglais nous ont livré un concert très intense, où chaque titre pourrait être un single qui nous donne envie de danser et de hocher la tête! On retrouve quelques ballades à la Radiohead, quelques riffs nerveux façon MuseCe groupe ira loin dans le rock, c’est sûr!

Eux n’ont plus rien à prouver, et ce n’est pas pour autant qu’ils ont manqué de respect au public : les tauliers d’IAM ont retourné la Citadelle d’Arras!

La bande d’Akhenaton et Shurikn nous a mis en transe, avec les grands tubes qui ont fait son succès. Ca a démarré très fort avec L’école du Micro d’Argent et Nés sous la même étoile, avec un public archi-bouillant, hochant la tête, levant les bras et dansant de tout son corps, et ce bien avant le Mia, arrivé en milieu de set, qui a redonné un grand moment de plaisir aux festivaliers! Iam n’a évidemment pas oublié le Petit frère et les Bad Boys de Marseille. A Arras, il n’y avait pas de bad boys mais un Akhenaton tout sourire, et un public qui a rendu au groupe la générosité qu’il a donné.

Côté danse, le Mia n’était sans doute qu’un échauffement : Nous ne manquerons pas de respect à Iam et aux rappeurs si nous disons que la musique de Jamiroquai est faite pour emmener une vague de plusieurs milliers de personnes dans un dancefloor géant. Ca bouge, ca tape dans les mains, et ca swingue, grâce au talent de Jay Kay, ses musiciens et choristes.

Orelsan programmé en clôture du festival a démarré son concert juste après celui de Justice, dont la musique électro a résonné bien au-delà de la Green room. Le rappeur de Caen était venu pour une heure et quart de concert. « Simple. Basique » pour reprendre la punchline du single de son dernier album La fête est finie, le concert d’Orelsan a été percutant! Et pas uniquement grâce à Basique, même si le titre a marché si fort qu’il a fait office de rappel en fin de concert. En première partie du show, Orelsan a chanté son dernier album en date, avant d’attaquer les classiques de sa précédente discographie. Un concert géant, pour un Main Square géant!

Rendez-vous du 5 au 7 juillet 2019 pour la 15ème édition!

Retrouvez également nos photos des festivaliers sur instagram : radioplus62

 

À propos de Julien Maille

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