
Le mouvement de contestation des lycéens se poursuit dans le Nord. À Lille, plusieurs établissements ont suspendu leurs cours ou annoncé leur fermeture jusqu’aux vacances de la Toussaint. À Douai, des étudiants ont également rejoint la mobilisation mardi 13 octobre, en affichant leur soutien aux lycéens et en portant leurs propres revendications.
À Lille, des établissements restent fermés
Mardi, le ministère faisait état de 214 lycées concernés par des fermetures, contre 800 le 6 octobre. Malgré ce recul, certains établissements lillois ont annoncé le maintien de leurs mesures de fermeture.
Le lycée Gaston-Berger restera fermé jusqu’au vendredi 16 octobre inclus. Dans un message adressé aux parents, le proviseur a expliqué que l’établissement n’était plus en mesure de garantir la sécurité aux abords et à l’intérieur du lycée, après qu’un feu de poubelle a gravement endommagé son portail et son portillon. La reprise des cours est espérée le 2 novembre, à la rentrée.
Au lycée Faidherbe, les cours se déroulaient encore à distance lundi et mardi, avec un retour en présentiel annoncé pour mercredi. La Catho, de son côté, a également connu un blocage mardi, entraînant le passage des cours à distance pour la journée.
À Douai, les étudiants rejoignent le mouvement
Mardi matin, malgré la fermeture administrative de l’Université d’Artois, une quinzaine d’étudiants en droit se sont rassemblés devant leur faculté autour d’une banderole « Non à la censure ». Ils affirment vouloir exprimer leur solidarité avec les lycéens, tout en contestant notamment le gel des aides personnelles au logement (APL), l’augmentation des frais d’inscription et le manque de moyens pour les CROUS. Ils réclament également des amphithéâtres et des travaux dirigés moins surchargés.
À l’IMT Nord Europe, les étudiants ont décidé de bloquer symboliquement les entrées des deux sites douaisiens, en soutien aux lycéens. Au lycée polyvalent Élisa-Lemonnier, les pompiers sont intervenus pour éteindre deux feux. Selon les informations rapportées, aucune confrontation, aucun contrôle ni aucune interpellation n’ont eu lieu.
Vers 11 heures, lycéens et étudiants se sont retrouvés devant la faculté de droit, avant de rejoindre le centre-ville. La mobilisation s’est achevée peu après midi au lycée Châtelet.
Une mobilisation soutenue, mais des revendications diversement accueillies
Selon un sondage Ipsos-BVA Cesi école d’ingénieurs pour La Tribune Dimanche, cité par La Voix du Nord, 54 % des Français soutiennent le mouvement de contestation des lycéens. Le soutien atteint 82 % pour la limitation du nombre d’élèves par classe et 79 % pour la rénovation des établissements. En revanche, la réduction du nombre d’heures de cours recueille 34 % d’adhésion et la suppression de Parcoursup, 48 %.
Enfin, 69 % des personnes interrogées estiment que le gouvernement devrait privilégier le dialogue avec les lycéens pour répondre à leurs revendications. Un chiffre qui souligne l’importance accordée à la recherche de solutions, alors que les mobilisations se poursuivent dans plusieurs établissements.
Source : La Voix du Nord, articles des 11 et 13 octobre 2026.
Retrouvez également Jean-Philippe aujourd’hui dans la rubrique « Savoir Plus », de 11 h à 12 h sur Radio Plus, pour revenir plus en détail sur les différents blocus des lycéens et les mobilisations étudiantes.
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